L'équipe de Roms Action
L'équipe de Roms Action est composée de 13 administrateurs et 6 salariés, accompagnés au quotidien par une dizaine de bénévoles.

Le Conseil d'Administration

Le conseil d'administration est composé de 19 administrateurs.
 
Alban COSTA
Bernadette GUERIN
Bénédicte FAGES
Dominique MANSANTI
Dominique POURRIOT
Flore MIETTON
Gerard HUDAULT
Guy-René BRUN
Jean Paul JAILLET
Louis FAUCHE
Lucie VALLET
Marcel KLAJNBERG
Marie Colette LALIRE
Michèle BOLLIET
Patrick BAGUET
Philippe DUBOIS
Serge DARMON
Serge GUERIN
Wurgel Philippe 
 
Le bureau de l'association est représenté par :
Co- Présidents: Philippe DUBOIS et Patrick BAGUET
Trésorière: Marie Colette LALIRE
Secrétaire: Dominique POURRIOT
Autres membres du bureau: Marcel KLAJNBERG et Serge DARMON
 

L'équipe Salariée

L’association emploie actuellement six salariés :
- une directrice: Adèle DUMONTIER : direction@romsaction.org
- une secrétaire: Marie-Noëlle ALTAMURA : secretariat@romsaction.org
- une chargée de mission: Solène LAGARDE: chargemission@romsaction.org (tél: 06 45 23 79 87)
 
Marie Noëlle Altamura, Solène Lagarde, Adèle Dumontier,

- une assistante sociale: Mélissa Sahnoune : as@romsaction.org

- une chargée de mission: Anne Clisson :
 
- une médiatrice sanitaire: Simina Balan :

Cette équipe est renforcée par la participation d'une 20 de bénévoles. Ils doivent avoir pris connaissance et adhérer à la charte des bénévoles de l’association. Un règlement intérieur a été élaboré. Il s’applique à tous les salariés et bénévoles qui travaillent pour l’association.

Valeurs Professionnelles

Le travail éducatif

Il est essentiel d’affirmer la primauté du travail éducatif par rapport à une approche humanitaire. L’humanitaire a pour vocation de réduire les souffrances et de répondre dans l’urgence. L’éducatif s’inscrit dans le long terme.
 
L’acte éducatif fonde la relation et veille au sens de la prise en charge pour le bénéficiaire. Si la question de sens est souvent défaillante pour le bénéficiaire accueilli,il en va de notre responsabilité de garantir le sens qui est pour nous: Responsabilité, Respect et Réciprocité, Ecoute et Prise en compte, Confiance, Co-construction.
 
Le travail éducatif doit se traduire par la mise en place d’un accompagnement rigoureux qui se décline en temps organisationnel et en temps partagé.C’est dans la complémentarité de ces deux temps que prend corps l’acte éducatif :
  • le temps organisationnel définit le cadre dans lequel s’inscrit le travail éducatif. Les éléments constitutifs du temps organisationnel doivent être formalisés et contractualisés (règles du vivre ensemble), et nécessitent d’être en permanence interrogés afin de préserver leur pertinence.
  • le temps partagé avec le professionnel est le temps où la fonction s’efface, où le professionnel ouvre la voie à la relation, à la rencontre. C’est dans ces moments que le lien social avec l’accompagnant se crée, se tisse, se consolide, ce qui assurera la confiance en soi et en l’autre nécessaires pour accéder à l’autonomie pour l’insertion dans la vie sociale diversifiée.

La posture professionnelle

La prise de risques, en plaçant le bénéficiaire au cœur de l’action et en évitant de succomber à la routine, est un fondement des professions de secteur social, préalable à toute relation éducative.
Le contenu de l’accompagnement est à construire avec chaque personne et n’est pas modélisable.
La relation sera la véritable base de l’accompagnement et du travail socio-éducatif.
L’échange situe la personne, de fait, dans une position d’acteur. Le contenu de la relation compte beaucoup: il est à nourrir, à entretenir. C’est un rapport de personne à personne où se joue une reconnaissance mutuelle, une identification réciproque qui va permettre à la personne de retrouver un statut de sujet et de se sentir ainsi citoyenne, partie prenante d’une société, et en capacité d’élaborer un projet. Il semble que pour des populations roms l’attente à l’égard des professionnels porte sur un accompagnement physique et une aide en face à face dans les démarches. Cela implique pour l’intervenant de suspendre son jugement et ses représentations sur la dépendance et l’autonomie.
 
Le professionnel doit se laisser interpeller par ce qui peut émerger, par ce qui est dit d’une expérience faite de désillusions, de colère, voire de haine projetées vers les professionnels.Il doit accepter que la relation puisse être mise à l’épreuve : tenir, contenir, rester là, dans une forme de continuité et être porteur de sens quand la personne ne peut ou ne veut plus être en lien et/ou craint l’intrusion dans sa vie privée.
Il devra également avoir conscience que la relation est "espace de projection", tant pour les personnes rencontrées que pour lui-même. Ses propres représentations peuvent influer grandement la relation et l'accompagnement.
Dans certaines situations, s’il ne semble pas adéquat de répondre à une demande, le professionnel pourra dire son désaccord en l’expliquant. Le refus sera porteur de sens et ne sera plus perçu comme un rejet par le bénéficiaire.
 
Construire un projet individualisé, c’est se placer du côté de l’innovation et non de la répétition, c’est la capacité à revisiter un lien social malmené. Le projet part du désir du bénéficiaire.

L'évaluation de nos pratiques :

Quantifier, qualifier les publics que nous accueillons, leurs problématiques, mesurer les effets des prestations et actions que nous proposons, sont des éléments indispensables :
  • pour améliorer celles-ci et les adapter aux besoins des usagers
  • pour témoigner de la situation des publics que nous accueillons
  • pour être force de proposition et partie prenante à la mise en œuvre despolitiques publiques en faveur des populations roms
Pour atteindre les objectifs précisés ci-dessus, nous développons des outils d'observation et d'évaluation, qui contribuent également à alimenter les observatoires locaux et à répondre aux demandes de nos financeurs :
  • un rapport d'activité annuel, constitué d'éléments quantitatifs et qualitatifs, d'analyses, d'observations et d'interrogations, de comparaisons d'une année sur l'autre. Il est le reflet des problématiques sociales et sanitaires des usagers, des réponses que nous apportons ou pas, de leur adéquation ou pas aux besoins des usagers
  • une évaluation annuelle de nos pratiques qui intègre les avis des usagers, des salariés, des bénévoles, des partenaires actifs et du Conseil d'Administration.
Ce projet associatif sera actualisé régulièrement en fonction des évolutions liées au public, à l’environnement et aux moyens.